07/09/2015

Le repaire créatif de Lara Melchior

Pétillante, décalée, un brin mutine… Le verdict est sans appel : on est complètement sous le charme de Lara Melchior. Difficile de faire plus Parisienne que la jeune créatrice de bijoux qui ne jure que par sa ville, et plus particulièrement son quartier, qu’elle connaît comme sa poche. Et si on en profitait pour la questionner sur ses bonnes adresses ?

Profession : Créatrice de bijoux
Quartier : 6ème arrondissement

Des habitudes typiquement parisiennes à déclarer ? Acheter mes fleurs chez Baptiste, déjeuner au Bar de la Croix Rouge, me promener aux Tuileries avec mon chien… Mais, avant tout, prendre les choses légères avec gravité, et inversement.
Baptiste, 4 Rue de l'Abbé Grégoire, 75006 Paris.
Bar de la Croix Rouge, 2, place Michel Debré, 75006 Paris.

Y avez-vous un lieu synonyme de bonheur ? L’Hôtel Raphael : un lieu magique et typiquement parisien où le temps semble comme suspendu.
L’Hôtel Raphael, 17, avenue Kléber, 75116 Paris

L'Afrique, l'Afghanistan, le Rajasthan… En voyage à l’étranger pour vos créations, quelle facette de Paris vous manque le plus ? Ses terrasses de café. Partout où l’on peut commander un bon verre de Bordeaux et un plateau de fromages.

Dans quelle autre ville pourriez-vous vivre ? Pour le moment, nulle part ailleurs. J'ai de la chance : je vis déjà dans l’une des plus belles villes du monde.

Des lieux qui résument Paris ? Les Jardins du Palais Royal, Saint-Germain-des-Prés où je vis depuis toujours et ses librairies.

Avez-vous des repères dans la capitale pour vous ressourcer ? Pour me ressourcer, j’ai plutôt tendance à me réfugier à la campagne.

Le film qui vous donne le sourire ? "Stealing beauty" de Bernardo Bertolucci.

3 morceaux de musique catalyseurs d’énergie ? Marvin Gaye - "Got to Give it Up", Nina Simone - "My Baby just cares for me" et Paolo Conte - "Elisir".

Une pensée pour vous tirer du lit les matins difficiles ? Pas besoin ! Mon chien, Elia, s’en charge pour moi…

Un plat fétiche dans la cuisine française ? Le poulet rôti !

Une recette pour stimuler votre niveau énergie ? Idéalement la mer et un peu de soleil.

En quoi votre routine beauté est-elle parisienne ? Elle est très simple et très efficace… C’est peut-être en cela qu’elle est parisienne, d’ailleurs.

Avez-vous des icônes parisiennes ? Pas vraiment. Mais nous avons des figures emblématiques fortes : Catherine Deneuve, Farida Khelfa, Charlotte Rampling ou encore Anna Mouglalis et Léa Seydoux, pour les filles plus jeunes.

Votre vision de la Parisienne ? Les Parisiennes sont multiples, insaisissables, insupportables parfois, mais uniques au monde pour leur ironie et leur charme. Elles sont aussi capricieuses, cultivées et friandes de culture.

Si vous ne pouviez emporter qu’un seul produit de beauté dans une soirée parisienne… Mon baume à lèvres légèrement teinté.

Le geste beauté de la Parisienne qui se suffit à lui-même ? Tous ses efforts pour, au final, laisser penser qu’elle n’en a fait aucun. Ils sont simples, naturels, et sains, comme entretenir sa peau, ses cheveux et ses ongles pour qu’ils soient rayonnants de santé.

Comment définissez-vous la beauté d’une femme ? Par son intelligence, sa curiosité et son humour. Et puis, par sa silhouette, sa posture, son port de tête, son élégance et sa façon de porter ses bijoux, forcément...

En quoi vous sentez-vous Parisienne ? Je suis née à Paris, ma base est ici. C’est mon repaire. Quand je rentre à Paris, je rentre à la maison. C’est un ressenti difficilement explicable.

Une manie à piquer à une Parisienne ? “Less is more”, un grand classique ! Et toujours avoir le mot de la fin… Tout en laissant croire le contraire, bien sûr.

D’où vient votre passion pour la joaillerie ? Très tôt, je me suis intéressée au dessin, à l’histoire de l’art et à la photographie. Le bijou, lui, m’est venu beaucoup plus tard, et complètement par hasard. J’étais à la recherche de quelque chose de manuel : la soudure, le polissage, appréhender chaque pièce comme une sculpture, travailler l’or, transformer la matière… Voilà ce qui m’anime dans ce métier.

En quoi votre marque est-elle parisienne ? Tout est fait ici, à Paris. Et, entièrement réalisé par les mains d’une Parisienne. Du début, jusqu’à la fin… Je confectionne toutes mes créations, j’y insuffle inévitablement une part de moi-même.

Qu’est-ce qui vous inspire ? Gustav Klimt pour son Cycle d'Or, Henri Matisse chez qui “il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir“, Alexander Calder et Brancusi pour cette justesse dans la composition, cette modernité et cette beauté qui relève de l'indicible, Cy Twombly aussi, pour ses sculptures… Tout est inspirant, tout est lié : les voyages, la mode, l’architecture.

De quels bijoux la Parisienne ne se sépare-t-elle jamais ? De pièces qui ont une histoire, une vraie valeur sentimentale.

Les pièces fétiches de votre collection ? Ma bague nid d’abeille que je porte souvent au petit doigt, mes pièces antiques et mes intailles revisitées dont j’aime les volumes un peu plus imposants.

Vos adresses à Paris ?
Pour faire de jolis cadeaux ? Les Ginettes
. Cette boutique ressemble à un appartement. On y trouve des pièces rares dans un parfait état. Et Colette, bien sûr.
Les Ginettes, 4 Rue du Sabot, 75006 Paris.
Colette, 213 Rue Saint-Honoré, 75001 Paris.

Pour prendre un café, un thé ou un cocktail ? Ce n’est pas très original, certes, mais sans hésiter : le Flore. Et, le Chai de l’Abbaye, aussi, pour le côté bistrot typique.
Café de Flore, 172, boulevard Saint-Germain, 75006 Paris.
Chai de l’Abbaye, 26, rue de Buci, 75006 Paris.

Pour un déjeuner entre copines ? Le Bar de la Croix Rouge pour une pause en terrasse.
Bar de la Croix Rouge, 2 Place Michel Debré, 75006 Paris.

Pour acheter des objets de déco ? La Galerie Salon-Antiquités. On y trouve des antiquités suédoises, des céramiques Astier de Villatte, des dessous de verres de John Derian, des meubles et objets des années 50, des portraits… Bref, difficile d’en repartir les mains vides.
Galerie Salon-Antiquités, 4, rue de Bourbon le Château, 75006 Paris

Pour en savoir plus : www.laramelchior.com

Photos : Dylan Forsberg